10 novembre 2011

Le Festibière de Laval

Saviez-vous qu’il existe plus d’une centaine de microbrasseries sur le territoire du Québec ? Du 10 au 13 novembre 2011, la bière d’ici est à l’honneur lors de la première édition du Festibière de Laval, organisé par l’équipe de Patrick Gagnon, promoteur associé par le passé aux Fêtes gourmandes de Laval et au Festival des bières du monde de Saguenay. Le forfait d’entrée, valide pour un ou quatre jours et coûtant entre 10$ et 30$, donne droit à un bracelet d’identification de plastique, à un verre à bière et à des coupons de dégustation. Notons qu’une promotion sur les entrées pour deux a d’ailleurs circulé cette semaine sur plusieurs sites d’achats groupés. Une fois à l’intérieur de la salle Antoine-Labelle de la Récréathèque où se déroule l’événement, les visiteurs sont invités à déguster plus de 250 bières produites par diverses microbrasseries (dont À l’abri de la tempête, La Barberie, Le Bilboquet, Le Naufrageur, Du lièvre, La Chouape et Brasseur de Montréal), des vins d’une quarantaine de vignobles, ainsi que différentes bouchées cuisinées avec de la bière comme des croquettes de riz frit au cerf et des mini burgers kangourou-bœuf Angus. Plusieurs activités sont au programme du festival, dont des amusements brassicoles et des démonstrations culinaires avec Philippe Wouters et Christian Marcoux. Notons aussi la présence de chansonniers et de DJ. À l’issue de cette première journée du Festibière, je me permets de formuler certaines réserves. J’ai d’emblée été déçue que les bières soient principalement vendues au verre (au coût de trois ou quatre coupons), ce qui réduit de manière considérable la possibilité de goûter différents produits et de faire des découvertes. Les stands des microbrasseries ne sont par ailleurs pas animés par des artisans, mais par des barmaids, qui doivent souvent se référer à des descriptifs écrits pour présenter les bières aux visiteurs. Dernier élément : la plupart des stands alimentaires vendent des produits (frits et salés) préparés par le traiteur Plaza Luce. Outre le kiosque de La Maison du macaron (qui fait de succulents macarons au caramel et à la fleur de sel), on trouve très peu d’artisans alimentaires locaux, qui devraient à mon sens être à l’honneur lors des prochaines éditions du Festibière. En définitive, est-ce que cette première édition vaut le déplacement ? Oui, si on a envie de boire et de rigoler entre copains, que la musique un peu forte ne nous dérange pas et qu’on a cassé la croûte avant de partir.



Philippe Wouters, bièrologue




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